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Les compétences du sourceur

Margot Antonetti

Le sourceur, ce personnage mystérieux qui cherche des points d'eau avec des bâtons enchantés ? Que nenni ! Le sourcing, c'est l'un des piliers de tout processus de recrutement qui se veut proactif, de la start-up à au groupe multinational. En collaboration étroite avec les Recruteurs en interne et les Hiring Managers, le sourceur (la sourceuse !) part "à la chasse" de profils dont le mindset, le parcours et les compétences répondent aux besoins actuels et futurs de l'entreprise.


Ce métier, qui permet d'échanger dans une même journée avec le chef de chantier qui a orchestré le déplacement de toutes les canalisations de la rue de Rivoli en plein cœur de Paris pour y mettre un couloir de bus et la personne (en l'occurrence la Grande Dame !) qui est à l'origine du succès des montres Flik Flak en Suisse, fait appel à de multiples compétences qui sont toutes aussi indispensables les unes que les autres pour que le processus de “ciblage” (comprendre : recherche de profils et approche directe ultra-personnalisées) et d'engagement soient optimum.

Illustration par Margot Antonetti, protégée par la Licence Creative Commons


En somme, un sourceur (une sourceuse !), c'est avant tout un véritable couteau suisse (par ici, on ne résiste que rarement aux adages...), fondamentalement geek (il faut aimer “cracker” les algorithmes et savoir structurer de la donnée disparate), bon·ne communicant·e (séduire sans mentir !), analyste agile (quelles conclusions tirer des réponses du marché à notre offre ? comment faire évoluer notre stratégie efficacement face à ces constats ?). Un·e bon·ne sourceur·euse détient des compétences transverses, interpersonnelles et techniques, mais pas que !


Les challenges du sourceur, c'est aussi :


  1. Veiller à ce que les candidat.es soient à même de contribuer à la stratégie de développement de l’entreprise
  2. Intégrer le caractère évolutif des besoins dans le processus de recrutement, dans un contexte où les outils / métiers / compétences attendues peuvent évoluer en quelques semaines à peine
  3. Comprendre l’univers, l’ADN et la stratégie de l’entreprise, en “se fondant” parmi les équipes de manière aussi rapide et fluide que possible pour la présenter au mieux et au plus proche de la réalité
  4. Être à l’écoute permanente des candidats·es pour remonter rapidement les éventuels décalages entre les besoins exprimés par les Entreprises et la réalité du marché à un temps T
  5. Effectuer des scans holistiques du marché (le métier, l’industrie, leur écosystème au sens large, leurs tendances d’évolution) pour identifier les viviers de profils qualifiés.
  6. Mener une veille technologique permanente sur les outils de productivité et d’efficacité disponibles sans pour autant se laisser submerger par “le bruit” des tendances feux de paille.
  7. Activer et valoriser son intelligence émotionnelle pour établir des connexions authentiques avec les candidats, dans un contexte où la qualité des relations prend plus de sens que jamais !
  8. Construire des relations durables entre les individus (candidats ou non) et l’entreprise, afin de contribuer activement au développement de la marque employeur et bénéficier ainsi de tout son potentiel pour les recrutements futurs.


Un·e bon·ne sourceur·euse doit également savoir gérer son temps malgré l’aspect fortement “multitasking” de son job, se réserver des plages de concentration / deep research “non-négociables”, continuer de se former en continu, améliorer sans cesse ses techniques, sa méthodologie et son mode opératoire, renouveler sa créativité pour sortir des "sentiers battus", démontrer une résilience constante face aux échéances souvent serrées, à de fréquents imprévus, et à des problématiques inédites.


30 mai 2024
Prêts⸱es à recruter plus vite sur vos postes stratégiques avec des candidat⸱e⸱s qualifié⸱es & qui vous aiment ?
20 mars 2024
Dans le monde du recrutement, l'attention est souvent portée sur la satisfaction des Hiring Managers et les performances (“time-to-hire”) des recruteur.euses. Or il est tout aussi crucial de mesurer et d'améliorer en continu l’expérience candidat·e, y compris pour celles et ceux qui n'ont pas été retenus pour le poste. Cette approche humaine du recrutement prend en compte l'ensemble du processus, de la première interaction à la dernière, et contribue à renforcer “ce graal” qu’est la marque employeur. Mais… en vrai, pourquoi est-ce si important ? Amélioration des processus de recrutement Mesurer la satisfaction des candidat·e·s offre une opportunité précieuse d'évaluer l'efficacité de vos processus de recrutement. En recueillant les commentaires des candidat·e·s, qu'ils soient positif·ve·s ou négatif·ve·s, vous pouvez identifier les aspects à améliorer. Qu’il s’agisse de la clarté des descriptions de poste ou du degré de transparence perçu tout au long du processus, le fait d’identifier les points à améliorer permet aux entreprises d’apporter des ajustements pour rendre leur processus de recrutement plus fluides et plus efficaces. Optimisation de l'expérience candidat L'expérience d'un·e candidat·e peut avoir un impact durable sur sa perception de l’entreprise. Même pour celles et ceux qui ne sont pas retenus·e·s pour un poste, une expérience positive peut les encourager à garder le contact ou à effectuer des recommandations. En revanche, une expérience négative peut entraîner des retombées néfastes, allant de la méfiance ou la contribution à une mauvaise réputation de l’entreprise. En mesurant la satisfaction des candidat·e·s, nous pouvons identifier les zones d'amélioration et fournir une expérience de plus en plus dénuée de points de friction. Entretien du lien avec les candidat·e·s Le recrutement et le sourcing ne se limitent pas à la sélection d'un·e candidat·e pour un poste spécifique. Il s'agit également de cultiver des relations à long terme avec eux. En recueillant activement les commentaires des candidat·e·s, y compris venant de celles et ceux qui n'ont pas été choisi·e·s, les entreprises montrent qu'elles valorisent leur opinion et leur temps. Cela contribue à maintenir un lien positif avec ces candidat·e·s, d’autant plus fort s’il est entretenu sur le long terme. Et les futurs recrutements s’en trouveront grandement facilités ! Obtention d’un feedback immédiat Mesurer la satisfaction des candidat·e·s et obtenir leur feedback “à chaud” permet de capturer le “top of mind” du ressenti des candidats, leurs frustrations, leurs regrets, les points positifs qu’ils garderont à l’esprit. En agissant à partir de ce feedback, les entreprises peuvent résoudre avec agilité les éventuels “points de friction” qui fragilisent leurs processus de recrutement et agir avant qu'ils ne s'aggravent et portent préjudice à l’activité. En conclusion, mesurer la satisfaction des candidat·e·s retenu.es ET non retenu.es dans le recrutement est essentiel pour améliorer les processus, optimiser l'expérience candidat·e, entretenir le lien avec les candidat·e·s et obtenir un feedback plein d’informations précieuses. En adoptant une approche centrée sur le candidat·e, les entreprises peuvent renforcer leur réputation d'employeur “chez lequel il fait bon vivre” et établir des relations durables avec les talents, ce qui est crucial dans un contexte économique et professionnel en constante mouvance.
20 mars 2024
Nos décisions sont souvent prises de manière bien moins objective que nous le pensons. Les biais cognitifs, ces mécanismes de notre pensée, influencent nos choix à partir de critères qui ne sont pas valables. Dans le domaine du recrutement, ces biais peuvent avoir des conséquences significatives, affectant passablement l'équité et la diversité des processus de sélection. Comprendre les biais cognitifs : Les biais cognitifs sont des tendances systématiques à penser d'une certaine manière, souvent en dépit de preuves contraires ou objectives. Lorsqu'il s'agit de recrutement, plusieurs types de biais peuvent ainsi entrer en jeu. Biais de confirmation : Le biais de confirmation nous pousse à rechercher des informations qui confirment nos préjugés préexistants. Par exemple, si votre cerveau décide que vous “n’aimez pas” un candidat au moment où vous rentrez dans la pièce, votre cerveau (toujours lui !) aura tendance à noter plus facilement tous les “petits signes” qui lui donneront raison au cours de l’entretien, de la couleur du pantalon que porte la personne en passant par la manière dont il respire. Biais de similarité : Le biais de similarité nous pousse à préférer les candidats qui nous ressemblent ou qui ont des parcours similaires aux nôtres. Cela peut conduire à un manque de diversité dans les équipes, car les recruteurs peuvent favoriser ceux qui partagent leurs expériences, leurs perspectives, leurs “hobbies” ou leurs caractères. Biais d'attractivité physique : Le biais d'attractivité physique conduit à accorder une préférence aux candidats physiquement attrayants, au détriment de leurs compétences professionnelles réelles. Cette préférence peut influencer les décisions de recrutement de manière significative et là encore, parfaitement injuste et injustifiée.. Effet de Halo : L'effet de halo nous pousse à nous cantonner à la première impression d'une personne, qu'elle soit positive ou négative. Par exemple, un candidat ayant travaillé pour une entreprise renommée peut automatiquement être perçu comme possédant des qualités exceptionnelles, même si celles-ci ne sont pas directement liées au poste en question. Surmonter les biais cognitifs dans le recrutement : Pour garantir des processus de recrutement équitables et inclusifs, il est essentiel de reconnaître et d’ “étouffer dans l'œuf ces biais cognitifs. Voici quelques stratégies pour y parvenir : Mettre en place des processus de recrutement standardisés (strictement identiques pour tous les candidats sur un même poste) Utiliser des critères d'évaluation clairs et pertinents (la fameuse scorecard !), établis sur les compétences et les qualifications requises pour le poste et là encore, identiques pour toutes et tous Sensibiliser les recruteurs aux différents types de biais cognitifs et les former à les reconnaître et à les éviter Engageons nous pour des recrutements équitables et inclusifs En reconnaissant et en surmontant les biais cognitifs dans le processus de recrutement, nous pouvons créer des environnements de travail diversifiés, inclusifs et performants. Ensemble, engageons nous à mettre en œuvre des pratiques de recrutement équitables, qui évaluent les candidats sur la base de leurs compétences et de leur potentiel, et non sur des préjugés contre-productifs.
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